L'hôtel des Postes était autrefois situé rue du Pot-d'Etain. Il communiquait avec la rue V.-Hugo via un passage situé à l'intérieur de l'Hôtel du Nord.
L'ancien hôtel des Postes était situé rue Félix-Adam depuis 1938. Et malgré des traveaux effectués en 1864, le bureu de poste était à l'étroit tandis que ses locaux devennaient vétustes.
On proposa tout d'abord l'Hôtel de Londres, sur le quai Gambetta. Mais l'administration des Postes, en raison du coût élevé du loyer, refusa. A défaut, l'implantation de la poste dans les locaux du Télégraphe, rue du Pot d'Etain, fut décidée comme la moins mauvaise.
Ce lieu paraît pourtant surprenant : rue exiguë, accés difficile, absence de trottoir... En fait, les usagers accédaient au bureau, par un passage public à travers "L'Hôtel Du Nord" situé rue V.-Hugo. Le conseil municipal accepta et les traveaux furent effectués au printemps 1880.
Mais quelques années plus tard, la demande du propriétaire de l'hôtel, M. Montuy, de supprimer le passage, fit grand bruit... Le receveur était favorable à cette requête car il craignait les "courants d'aire nuisibles à la santé de son personnel et aussi du public". De surcroît, ce passage ne lui paraissait plus repondre à sa destination première, être au profit exclusif du public fréquentant la poste : "On y rencontre des ouvriers chargés de lourds fardeaux et de marchandes de poissons qui répondent le plus souvent par des injures aux justes observations qu'on leur adresse... "
La séance du conseil municipal du 17 décembre 1884 donna lieu à un large débat. "Si encore l'on offrait à la ville une compensation ! Si par exemple, le service postal,, qui connaît fort bien les besoins sous ce rapport, accordait à la ville, qui les a depuis longtemps sollicités, un bureau de poste à la haute ville et un autre à Capécure ; alors, on pourrait s'entendre ! " En dépit de la prise de position de journaux de l'époque comme la "France Du Nord": "Nous voilà réduits à prendre la rue du Pot d'Etain, si l'on doit le nom de la rue à une ruelle mal pavée, sans trottoir... Qu'en pensez-vous, vous qui n'avait pas une paire de chaussures à éreinter chaque fois que vos affaires vous appellent à la poste ?"
A la fin du XIXème siècle, l'essor du commerce maritime et des industries de la region boulonnaise firent éclater le trafic postal. La rapidité de la transmissio du courrier était primordiale : il y avait trois distributions quotidiennes... contre une seule un siècle plus tard. Il y avait une réponce "par retour du courrier", dans la journée même. On réalisa alors, 1894, l'implantation d'un bureau autonome à Capécure.
Restait à construire une poste principale. C'est seulement en 1907 qu'Eugène Altazin de la chambre de commerce évoqua pour la première fois le terrain de la place Frédéric-Sauvage, alors occupé par le Cirque. Ce terrain fut donné à l'Etat en 1907 en contrepartie de l'érection "d'un monument digne de l'importance de Boulogne" Les traveaux commencèrent le 18 septembre 1908 pour un inauguration le 24 octobre 1909. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale l'endommagea fortement. Il sera reconstruit en 1954, avec le visage qu'on lui connaît actuellement.